Questions d’êtres

Philosophes du Moyen Age et de la Renaissance

lundi 20 février 2012 par Nazar

Christianisme et révélation

"L’idée de Trinité consiste à chercher à traduire l’unicité de Dieu qui se manifeste dans l’harmonie de la création et de l’esprit"

Le Un est trois et le trois est Un ;C’est l’Un engendré dans L’Un, il y a alors une source de création, puis une manifestation de cet Un et enfin la plénitude, l’esprit. ce n’est pas une division de Dieu mais un approfondissement du sens de son unité ; c’est comme comparer au soleil, son rayon et son éclat, trois mais dans l’Un et issu de l’UN.

11° siècle : shisme occident-orient à cause d’interprétations de la Trinité.

Saint Grégoire Palamas, 14° siècle : pensant que l’on peut rencontrer Dieu par la prière, il prêche ascétisme. Il pense que Dieu n’est pas inaccessible et que l’on peut en avoir une idée en passant par la connaissance de la Nature. Dieu n’est pas une idée mais une réalité.

" Les penseurs médiévaux ont identifiés Dieu et l’être parce qu’ils n’ont jamais imaginé que le réel puisse être conduit par des forces aveugles."

Boèce et la destinée (480-524 )

Les deux éternités : l’une est le caractère propre de Dieu qui est au delà du temps. Boèce conçoit le principe de la sempiternalité, le temps ici ne passe pas, il demeure en passant toujours, c’est une éternité propre au temps qui n’a rien à voir avec celle de Dieu. Boèce est le théoricien aussi de la différence ontologique, la reflexion sur les choses tout en prenant compte d’une certaine distance.

Denys l’Aéropagite est le pseudo d’un inconnu du 5° siècle, faisant référence à un disciple de Paul.

Il apporte une vision hiérarchique de l’ordre du monde. Cet ordre est guidé par un ordre supérieur qui cherche à élever les choses à lui. Pour lui, Dieu est inconnaissable car infini et parfait. On ne peut donc que chercher ce qu’il n’est pas et non ce qu’il est. Cette théologie dite négative influencera tout le Moyen-Age. C’est l’intuition, la révélation intérieure, se laisser dominer, qui permet à l’être de connaître sans connaître. Denys l’Aréopagite défend l’idée d’une hiérarchie des choses, afin de l’élever. Tout débouche sur la révélation des noms de Dieu au fur et à mesure de l’élévation.

Proclus : C’est son livre ? le Livre des Causes ? qui marque son époque à côté de Denys l’Aréopagite. Il est adapté à Bagdad au 9° siècle par des penseurs musulmans puis est traduit au 13° par Guillaume de Moerbeck. Son objectif est de réunir 3 idées : celle de Plotin (notion de l’Un ) , celle de Aristote ( la Cause ) et celle du monothéisme avec un Dieu créateur. C’est un visage vivanr, réconciliant la création, la Cause , l’Un un Dieu style Spinoza ( cause de soi ) que Proclus fait émerger et sur lequel les penseurs médiévaux vont se pencher.

Saint Anselme ( 1033-1109 ) : donne naissance à l’argument ontologique. ? Il y a des pensées qui nous font déboucher sur le réel au lieu d’être simplement des pensées subjectives. C’est ce qu’a voulu dire saint Anselme avec son argument ontologique. Quand on pense à Dieu, si on pense vraiment, on débouche sur une existence. ?

Saint Thomas ( 1228-1274) : Le monde et l’homme sont des images de Dieu. Dieu et l’homme sont dans un rapport d’analogie. En habitant la pensée intérieure on rencontre Dieu.

Duns Scot forme un nouveau concept, celui de l’univocité.( = un seul sens ). Dieu et l’homme ont en commun non pas la ressemblance mais une modalité propre. Ils sont unis par la différence. On peut lier les être grâce à l’analogie mais aussi par la différence. L’homme est libre, tout comme la création est un acte d’être libre.


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