Questions d’êtres

Philosophes du Moyen Age et de la Renaissance

lundi 20 février 2012 par Nazar

Maître Eckhart ( 1260-1327) : pour lui, Dieu n’est pas l’être. Il est supérieur. L’effet ne peut être placé au même plan que la cause. Dieu est intelligence, il n’est pas réalité. Il est Un et pure intelligence, se réfléchit lui-même en Lui et tout autour de Lui. C’est par cette intellignece que l’homme communique avec Dieu. L’intériorité est le centre de tout. Tout est lumière : Dieu, l’homme, et il faut la retrouver. Il introduit également la notion de néant et de vide dans la pensée. Nier le réel c’est comme pour Hegel, chercher à le dépasser, puis de l’intérioriser, et que c’est une auto réalisation qui permet de comprendre la réalité du réel.

Dante ou De la métaphysique à la morale. ( 1265-1321) Son univers est plein de symboles, qui sont pour la plupart reliés à l’astrologie. Le lagage théologique fait place à un langage ésotérique. Son ouvrage célèbre est La divine Comédie . Il s’y oppose à ST Thomas et soutient Siger et Averroès. Il croit à l’âme humaine immortelle et non individuelle. Il ne s’agit plus de croire en la sagesse divine mais de la réaliser soi-même. On considère Dante comme le premier penseur de la Renaissance.

Nicolas de Cuse : la montée de l’humanisme arrive avec la Renaissance. En fait deux courants s’impose à la fin du Moyen Age, celui humaniste et celui mystique. Pour connaître Dieu il faut s’appuyer sur l’invisible , sur ce qui est insondable. Donc s’ouvrir à une autre vision des choses. Voir Dieu infini et communiant via la Nature. Savoir ne pas savoir ( idée de Socrate) Passer par le mystère et accepter qu’il n’y a pas d’image pour l’homme et la nature mais seulement des images de Dieu. Il ose dire que la nature et l’homme sont libres.

Erasme fait l’éloge de la folie. Il met en relation le Christ, la folie et l’intériorité. Christ dépasse la condition humaine par la sagesse divine de ses enseignements et de sa vie. Il y a de la démesure dans le Christ , la passion est compatible avec Lui. Dans la passion, il y a quelque chose de divin qui conduit au dépassement.

Luther prône que seul le salut divin agit envers l’humanité. Il y a les élus, les prédestinés au salut. Pourtant rien n’est joué d’avance. Le salut vient de Dieu et l’homme se doit d’ôter tout orgueil. D’où le sens de la grâce.

Giordano Bruno défend l’idée d’un univers infini. Il refuse un Dieu lointain vis à vis de la création. Dieu est vivant en toute chose. En donnant à la nature un caractère infini, il fut brûlé comme hérétique.

Paracelse : l’homme est un corps et une âme.ce n’est pas séparable. Il y a donc entrelacement entre esprit et matière, entre conscience et inconscience. C’est l’alchimie spirituelle. Paracelse est l’inventeur de l’alchimie médicale, proche de la médecine psychosomatique actuelle.

Montaigne : avec l’avancement des découvertes, des explorations, de nouvelles questions se posent à la société. Il propose une forme de relativité fade à un monde mouvant et contradictoire. Le scepticisme est en lien avec le relativisme. Il faut créer finalement une harmonie au sein du désordre.

La Boétie : pour lui, ?si l’homme se prend en main en refusant de se faire le complice de ce qui l’opprime, il y a des chances qu’il y ait moins de violence sur terre ?.


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